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La culture pop(ulaire) fait état d'une multitude de machines de tout genre. Un vaste attirail mécanique allant du «Sex Machine» de James Brown à l'orgue distordue du film «Barbarella». Gigimoto contribue lui aussi à enrichir ce grand héritage technique en inventant à son tour une «Lovemachine». On connaissait la machine à remonter le temps et bien là c'est presque pareil, excepté que dans ce cas précis ce moyen de locomotion virtuel lui permet de s'évader du présent sans vraiment le quitter. Il fallait bien trouver un moyen de ne pas mourir asphyxié ou contaminé par les effets indésirables des nouvelles télécommunications, de la publicité agressive, des montagnes de spam menaçantes, des médias parasités par une non-culture lobotomisante. Cette machine miraculeuse doit lui permettre de se simplifier la vie en la réduisant à l'essentiel. Un outillage sophistiqué permettant d'enlever les oeillères et de filtrer la réalité. Un magnifique jukebox dans lequel on a le choix entre douze nouveaux morceaux. Mais attention ! La 'Lovemachine' n'est pas une automobile polluante avec émanations nuisant gravement à la couche d'ozone. Non, on l'alimente simplement avec un peu de poudre de perlimpinpin, de champagne, de diesel biodégradable, de caféine et on y met tout son coeur. Ce savant mélange alimente également les chansons qui parent le nouvel opus de Gigimoto. Tantôt enjouées et passionnées, tantôt tranquilles et bouleversantes, elles vous titillent l'oreille et vous pétrissent l'âme. Une oeuvre atmosphérique et calme en surface mais puissante et carrée dans le fond. Des guitares larmoyantes s'agitent et se heurtent à des parties de cordes programmées, des lignes de basse envahissantes se greffent à des beats ourlant des textes pensifs et sensuels, protestations scandées par la voix inimitable de Gigi Moto La machine est bien huilée, elle se nourrit d'influences digérées depuis longtemps, funk, trip-hop et ambient-rock sont indissociables. La machine avance à plein régime, laissant sur son passage une épaisse fumée de laquelle s'échappent de grandes ballades rétives sur fond de guitares dociles et des secousses wah wah dynamiques entrecoupées par des sons étonnants situés en arrière-plan.
La 'Lovemachine' a été conçue, testée, optimisée et assemblée comme d'habitude dans le propre studio du groupe, atelier de travail 485. Sa fabrication nécessita des heures, des jours et des semaines de travail méticuleux. Gigimoto peaufina ses morceaux dans les moindres détails pour arriver à ce résultat : un album émotionnel à plusieurs facettes. Une oeuvre au romantisme latent qui ne tombe pas dans des clichés idylliques mais qui montre les différents aspects que peuvent comporter les relations interhumaines et les histoires sentimentales. Bref : un manifeste en faveur de l'amour, de la vie et avant tout de la musique.
Les chansons
LOVEMACHINE : le téléviseur crache des infos vides de contenu. La culture télévisuelle réclame votre attention, chers téléspectateurs demandeurs d'informations et de divertissement. L'Internet et les portables vous harcèlent... Le monde de la téléréalité est superficiel. Profitez du printemps pour embrasser votre amoureux(se) dans les pâquerettes... enfin si vous en trouvez encore! MAYBE Vous vous 'cassez la gueule'. Tant mieux, vous avez conservé vos rêves et vos illusions. PRIVATE SUN J'aimerais pouvoir te promettre que le soleil ne brille que pour toi aujourd'hui et que tes soucis s'envoleront avec les nuages, pour que cette ambiance pesante d'un dimanche morne cède enfin la place à un lundi plein de promesses. B-SIDE LOVER Lance des piques à la musique actuelle et aux médias formatés d'aujourd'hui. «You can break the taste of a nation with penetration». J'ai toujours trouvé que les faces B étaient bien plus intéressantes que les A! SCHLANGE Le musicien donne tout sur scène ... with loud guitars doing silent wars! YOU LOOK WONDERFUL Hannery Ammann a écrit le plus beau morceau de musique dialectale dans les années septante : «D'Rosemarie». «You look wonderful» décrit le même genre de sensation: tout laissez tomber pendant quelques heures, parce que le soleil brille aujourd'hui et que nous avons l'air si beaux tous les deux.
Petite bio et petits moments de gloire:
Lorsque le trio se forme en 1993, il enregistre deux albums et affûte ses armes en concert en effectuant une tournée marathon sillonnant tous les clubs possibles et imaginables de Suisse, si bien qu'il se forge en très peu de temps la réputation d'excellent groupe de scène. La formation s'agrandit et compte cinq membres en 1998 qui produisent pour la première fois leurs morceaux dans leur propre studio. C'est ainsi que les deux albums «Superstar» (2000) et «Lazy Daisy» (2003) voient le jour et remportent d'emblée un franc succès. Les tubes radio qui en sont extraits «Superstar», «Baby Blue» et «Beautiful Loser» ont rempli les salles de concerts. Ils ont en outre permis au groupe de se produire dans le cadre de grands festivals open airs et en première partie de groupes internationaux. Le quintette s'est vu décerner le prix très convoité de la culture de la ville de Zurich. Le sixième opus du groupe, «Lovemachine» (sortie: le 30 avril 2005), sort ce printemps et sera suivi d'une foule de dates de concert en Suisse comme à l'étranger...
Gigimoto > chant
Jean-pierre von dach > guitares, deuxième basse, choeur et boucles
Eddie walker > batterie et percussions
Pim nieuwlands > clavier
Sumi > basse
Recorded & produced by jean-pierre von dach @ studio 485 zurich mixed by thomas fessler & helge van dyk
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| HOMEPAGE: www.gigimoto.ch/ |
| Pays: Switzerland |
| Style: Pop rock |
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